Lien avec les autres sens (vue, odorat et toucher)

 

Bien que ce sens ait un fonctionnement particulier et propre, il peut être influencé par d’autres facteurs, la plupart du temps liés à nos autres sens.

 

Tout d’abord la vue[1]: si l’on vous fait goûter quelque chose sans que vous le voyiez, vous allez avoir de l’appréhension, de même si l’aspect de ce que vous l’on propose est repoussant ,vous n’aurez pas envie de le manger ; en revanche quand on vous offre un de vos plats préférés vous aurez vite envie de l’avaler.

Tout ceci est normal puisque vos yeux sont aussi reliés aux zones de souvenirs et de plaisir (hippocampe et hypothalamus), cela agira sur le fait que vous acceptiez ou non un aliment.

 

Ensuite l’odorat[2]: quand quelque chose ne sent pas bon, vous n’aurez pas envie de le mettre dans votre bouche, et inversement quand l’odeur sera alléchante. Nous avons aussi remarqué sur différents sujets que lorsque le nez est bouché, on perd un peu le sens du goût.

Nous avons bouché le nez de 3 sujets et leur avons fait goûter de la clémentine.

Testés Ressenti du goût
Sujet 1 Légèrement atténué
Sujet 2 Pareil
Sujet 3 Moins fruité

 

Ce test n’est pas très concluant car même si le nez est bouché, quand c’est fait volontairement, la partie arrière est encore fonctionnelle ; en revanche quand on est enrhumé, on ressent moins bien la saveur des aliments car tout le nez est « touché ».

Les voies sensitives olfactives ont elles aussi un lien avec la gustation, encore plus étroit. Les goûts que l’on perçoit sont des saveurs mélangées à des odeurs, de plus quand on mâche des aliments dans la bouche, cela libère des parfums qui remontent dans la cavité nasale et stimulent les récepteurs de l’odorat : c’est l’olfaction rétro-nasale[4].

On dit qu’elle est responsable d’une grande partie de la sensation gustative.

 

Puis le toucher[3]: lorsque la texture est désagréable ou que l’aliment est trop chaud, cela est déplaisant. Cet aspect est donc lui aussi important. Il interviendra plus sur la partie des émotions et du plaisir.

 

Il y a ainsi dans le cerveau la formation d’images mentales distinctes issues de différentes sources sensorielles. Les messages hédoniques de la mémoire confèrent à la perception gustative une coloration supplémentaire. L’ensemble des informations est finalement acheminé et traité au niveau des lobes frontaux du cortex où émergent la conscience de l’aliment reconnu et la sensation de plaisir procuré par la nourriture.

 

Chaque individu dispose d’une sensibilité gustative qui lui est propre et on s’interroge sur la perception subjective des saveurs et d’odeurs. Si les gènes interviennent dans notre sensibilité, il semble de plus en plus probable que le goût est en grande partie construit socialement par l’environnement et le mode de vie : plus on est soumis tôt et régulièrement à une saveur, plus il est facile de la détecter.

 

Tous les enfants quel que soit leur pays ont une préférence pour les produits sucrés. Ils ont un goût plus sensible que celui des adultes et apprécient rarement les goûts très prononcés des épices, de l’ail, des oignons… Ils font la grimace en mangeant des aliments ayant des saveurs acides ou amères. Ce sont des réflexes qui ont évité à l’espèce humaine de consommer des poisons quand elle se nourrissait directement des produits de la nature.

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